Premières Demeures

 

"... ce simple mot Home. Il ne désigne pas seulement notre maison mais toutes les formes que celle-ci peut revêtir. Quand Winnicot, par exemple,donne pour titre à l'un de ses livres ce vers de T.S. Eliot, Home is where we start from, pense-t-il à la mère qui nous a mis au monde, à la matrice qui nous tenait lieu de nid?"

 

J.B. Pontalis - Avant - 

 

 

 

 

« Habiter »

Un lieu ? un espace ? un vêtement ?

 

Habiter son (propre) corps est la seule certitude …

Habiter un autre corps a été un fait pour tout être humain.

 

Habituellement les psychanalystes insistent sur l’impossible de la scène primitive… Ici l’inimaginable vertigineux est la nidation, l’enfouissement dans un corps maternel forcement autre pour exister.

 

L’utérus-nid maternel comme première demeure où l’embryon humain s’enfoui, reste et se développe tout le temps de la gestation.

Par la suite l’être humain nouveau né est, parmi les mammifères, un des moins développé neurologiquement à la naissance et dont la maturation nécessitera protection et soin.

Le berceau, la brassière vont prolonger la protection corporelle maternelle et constituer aussi les premières demeures d’un enfant qui sera encore longtemps très vulnérable.

 

Ces évidences, ces vérités ne persisteront peut être pas indéfiniment … va-t-on inventer d’autres modes de gestation que celui d’un utérus maternel ?

 

 

 

 

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© Edith Laplane Caillol