Edith LAPLANE

 

 

Pendant de nombreuses années j’ai pris le train Marseille-Paris et retour pour des raisons professionnelles et militantes, affectives et personnelles … toutes ces raisons me menant sur un chemin de femme qui est le mien. Ce bosquet d’arbres a été photographié des centaines de fois au cours de ces nombreux voyages.

 

Ces arbres sont devenus pour moi, au fil du temps, comme des symboles, des spectateurs de ma vie, toujours présents pour me voir passer dans divers états psychiques, gardant dans leurs branches, effilochées, mes pensées comme des phylactères.

Ils déclenchent un état d’absence que j’ai longtemps pris pour de la rêverie et sont, pour moi, un lieu de refuge mental.

Ces voyages et ces « absences », à une période, m’ont permis de m’extraire de ma vie aux multiples facettes et de pouvoir « recoller mes morceaux » éparpillés.

Comme si le rôle agro-écologique de cette haie s’était déplacé vers mon écologie intime et avait participé à mon homéostasie psychique.

 

 

 

 

 

 

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© Edith Laplane Caillol